QUELLES CONSEQUENCES ATTENDRE DE L’ENSEIGNEMENT DE LA THEORIE DU GENRE?

Avant tout, n’allez pas vous imaginer qu’elle ne sera pas enseignée, quelles que soient les déclarations ministérielles: elle est  DEJA au programme, sous divers noms que vous n’aurez aucune peine à retrouver. Les autres thèses féministes marxistes, comme le « plafond de verre » ou l’inégalité salariale (issues d’une interprétation naïve des statistiques) sont déjà au programme en E/S au lycée par exemple, depuis plusieurs années. Le genre fait partie d’un ensemble plus vaste, son enseignement est en fait un « saupoudrage », il y en a un peu partout, y compris là où l’on s’y attendrait le moins. Il faut tout vérifier. C’est une méthode totalitaire dite de la saturation. D’autre part, si l’on peut compter sur quelques enseignants lucides, beaucoup sont broyés par leur administration et les élèves, et sont en mode « survie ». Il y a aussi ces incapables qui remplacent la compétence par l’idéologie, et sont les individus borné et arrogants que l’on appelle parfois les « demi-instruits ». Pour une idée de ce genre de jeunes lèche-bottes, qui ont une haute idée d’eux-mêmes et attendent indéfiniment que leur orthodoxie leur apporte un poste à l’université, je vous mets le lien d’un blog. Contemplez ce que c’est que d’avoir du béton dans la tête:

http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/06/jenseigne-le-genre-et-je-continuerais.html

Donc, le genre sera enseigné comme un fait. Peut-être plus enseigné que des notions cruciales comme l’histoire du pays ou la loi de la gravitation. Tout est social, tout est culturel, il n’y a pas de nature, pas d’instinct. L’humanité est hors-sol. Idée plaisante pour ceux qui veulent remodeler l’humanité à l’aune de leurs fantasmes . Et il sera enseigné dès 6 ans comme vous le savez. Presque personne ne se demande ce que l’enseignement d’une théorie sur la sexualité fait à l’école, et dans vingt ans, les mêmes qui affirment aujourd’hui que les articles pro-pédophilie du Monde et de Libé, dans les années 70, relevaient d’un climat d’ivresse propre à l’époque, et que c’est fini, nous raconteront que le genre c’était aussi une ivresse, mais c’est promis, ils ont compris, ils ne le referont plus, pareil. Le propre des idéologues est de ne jamais apprendre, et de toujours nier leur responsabilité. Avec le sourire. Les veinards.

Même le privé sous contrat aura du mal à y échapper: il est tenu d’appliquer les mêmes programmes.  Les mêmes inepties idéologiques y auront droit de cité.

Dans le contexte actuel de refus de transmission des connaissances par l’éducation nationale, on a une jeunesse ignorante en-dehors des enfants des enseignants et de « l’élite », placés là où les pires délires ne sont pas reproduits. Ce n’est pas une chute globale du niveau, mais une restriction monopolistique de l’accès aux connaissances, afin de verrouiller un groupe social. Dominé culturellement par la gauche. Nous avons donc à faire à ‘une jeunesse majoritairement perdue, parfois mal éduquée par des parents démissionnaires. Nous le constatons tous les jours.

L’enseignement de la théorie du genre, aussi totalitaire soit-il, ne fera pas disparaître les sexes ni les instincts. Aucune théorie ne peut rien contre la nature humaine à moins de trafiquerle code génétique, ce que l’on ne sait pas encore faire. En revanche, une théorie absurde peut pervertir, pourrir au dernier degré les relations humaines.

Les premières victimes, celles qui subiront les pires abus de la part de leurs coreligionnaires, ce seront les jeunes homosexuels, ou les garçons un peu efféminés soupçonnables d’homosexualité, dès que début la préadolescence. Ils subissent déjà des brimades, mais si l’idée se répand que c’est une sorte de choix et non une question d’identité acquise à la naissance, et il faut voir que cette idée du « choix » est déjà très répandue parmi les homophobes (étonnant que le genre tienne un discours similaire…), les brimades seront redoublées.

Les secondes victimes, ce seront les filles. Il y aura très tôt un climat épais de guerre des sexes, une méfiance réciproque. Les gamins seront perdus sur la question de leur identité sexuelle au moment du boost hormonal de l’adolescence, déjà difficile à gérer avec de bons repères. Garçons et filles devront bricoler cette identité dont les a délibérément privés, et ce ne sera pas beau à voir. Chacun verra en l’autre des travers, et chaque travers ainsi perçu dans l’autre sexe, chaque individu de l’autre sexe en sera tenu pour responsable. Puisque c’est construit, puisqu’on ne naît pas vraiment garçon ou fille. Beaucoup de garçons ne sauront jamais être des hommes. Ils resteront bourrés de doutes et apathiques, avec des phases récurrentes de déprime, ou ils se bricoleront une virilité comme on le voit dans les cités où les garçons naissent sans véritable père, que ce dernier soit absent ou démissionnaire. Ce sera un bricolage à partir de films pornographiques, de références à la mafia, une masculinité outrée, caricaturale.  Il y aura aussi sans doute un accroissement des pratiques sexuelles extrêmes, ce à quoi on assiste déjà si l’on se fie à ce qu’en disent les urgentistes des hôpitaux, faute d’une capacité à gérer son désir, à respecter son partenaire, voire à aimer, suite à une désinhibition précoce, à un désespoir. Les filles dans ce contexte, vont vivre un enfer, et certaines tenteront de s’en sortir par une agressivité exacerbée, corsetée dans le mépris du sexe masculin. Elles seront les premières perpétuatrices de la théorie du genre en adhérant aux idées des féministes  anti-hommes, comme Judith Butler ou Rachele Borghi, pour qui tout est viol et domination de la femme.

Un climat malsain, fait de doutes, de peur, de dégoût, de cynisme, de violence et de haine s’installera. L’inculture achèvera de boucler la boucle en empêchant de se situer et de communiquer. Ce sera l’anomie, c’est-à-dire la dissolution du lien social, la méfiance généralisée, telle qu’on la connaît aujourd’hui parce que le processus a commencé depuis plusieurs décennies, mais très nettement aggravée, le retour aux clans en guerre permanente. Même la gauche ne pourra plus régner sur de telles ruines. C’est de la folie suicidaire. Le seul espoir c’est la résilience, qu’à partir d’un moment une prise de conscience générale arrête le désastre. Mais rien n’est moins sûr: la méthode globale a prouvé sa très haute nocivité depuis l’année de sa mise en place, en fait elle était connue pour sa nocivité depuis longtemps car elle a été importée comme le genre, et du même pays et des mêmes universités, et pourtant elle est toujours là. Amusant et désespérant à la fois que des anti-américains viscéraux puisent certaines de leurs lubies, les plus ignobles précisément, dans le milieu des facs américaines…

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Une réflexion sur “QUELLES CONSEQUENCES ATTENDRE DE L’ENSEIGNEMENT DE LA THEORIE DU GENRE?

  1. Le « plafond de verre » et la « persistance des inégalités », traités ici avec sarcasme, sont des thèmes de société parfaitement légitimes : ils interrogent l’économie et le droit. Ils n’ont rien à voir avec la théorie du genre, qui nie l’identité sexuelle et la complémentarité biologique homme-femme… Le genre est une foutaise pseudo-scientifique, pas la suite légitime des progrès juridiques pour les femmes (il ne s’agissait pas de transformer les femmes en hommes dans ces luttes du XXème siècle).

    A cela s’ajoute les clichés indigents sur l’enseignement public et les grèves, on se croirait dans un commentaire indigent rédigé par un inculte formaté du figaro.fr ; ce n’est pas mieux que le blog « une heure de peine » mais dans l’autre extrême.

    Cet article est caricatural et n’apporte rien à la lutte contre la théorie du genre ; au contraire, il rendrait le gender sympathique, en montrant que ses adversaires sont des arriérés, conservateurs, passéistes et rétrogrades… c’est de tels adversaires que rêvent les genristes. Je crois d’ailleurs que c’est comme cela qu’ils vont gagner.

    Plutôt que ces propos dégoulinant de bêtise conservatrice, on aimerait trouver dans les rangs des antigenres plus de gens avec la tête sur les épaules, sans idéologie et réclamant le simple bon sens, pas le rétablissement de la famille bourgeoise du XIXème siècle. En tant qu’enseignant en sciences, je refuse simplement d’enseigner des conneries qui sont contraires à la réalité biologique ; mais je refuse de m’allier, pour ce faire, avec des nostalgiques de la femme soumise, avec des admirateurs de la mère Thatcher (un pur produit de la théorie du genre, cette mégère, si bien chantée par Renaud dans sa masculinité genrée) ou avec des zélateurs du Sabre et du Goupillon.

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